vendredi 16 mai 2008

In gode we trust

Ce slip, est une broderie.
Comme c'est délicat, non ?

...Sauf qu'en y regardant de plus près, ce n'est pas un slip, mais un plan, celui du parc de la Tête d'Or, un des deux grands parcs de Lyon (avec celui de Gerlan).
Cette oeuvre est l'une de celles de Mickaël Tramoy, exposées en ce moment à la galerie Néon, sur les pentes (de la Croix Rousse) : In Gode We Trust.
Nous étions au vernissage le 28 avril, et je me suis bien amusé avec les quelques objets très sexualisés, et drôles aussi la plupart du temps.



Comme ce camion "Barbie", exposé en vitrine forcément, dont le titre est détonnant :
Hommage aux travailleuses.
On ne le voit pas très bien sur cette photo, mais justement ça obligera à aller sur place pour le découvrir "en vrai" (et pourquoi pas l'acquérir).

Il y a aussi un article sympa sur l'expo dans l'Hétéroclite de mai (un mensuel "gay mais pas que", gratuit, format journal, que j'aime beaucoup).

mercredi 14 mai 2008

Et la Terre ne s'arrêtera pas de tourner pour autant

A propos des Jeux Olympiques, de leur boycott ou pas, de la participation d'untel ou pas, à propos de la répression des autonomistes tibétains, à propos de la Chine, à propos des enjeux économiques et politiques, etc. (cf. MatooBlog), j'en arrive à avoir une idée qui trancherait ces petits débats de belle manière.

J'aimerais que Sarkozy, Notre Président (faut s'y faire), aille bel et bien à Pékin pour la cérémonie d'ouverture. Oui, qu'il y aille (bonus : pendant ce temps-là il ne serait pas en Europe), avec la belle Carla qui s'habillerait encore mieux qu'à Buckingham tiens, qui épaterait la galerie du grand monde comme jamais, tout le monde serait ébloui par elle jusqu'à :
Lors d'une prise de parole dans le stadium, à l'issue d'un petit discours rapide et sans réelle importance, le Nicolas conclurait par un beau et fier et franc :
Vive le Tibet libre !
(et en français tant qu'à faire)


...je lis d'avance les commentaires "oh lalalalalala... mais tu ne te rends pas compte, les contrats Areva, Airbus, Kiabi, Téfal et Chanel !!!".
Ouais, et alors ?...

De Gaulle, en 1967, au balcon de l'Hôtel de Ville de Montréal, il ne s'est pas emmerdé à être politiquement correct vis à vis des maîtres du monde économique de l'époque (le Canada étant considéré par les USA comme une chasse gardée) avec son fameux Vive le Québec Libre !

Fenêtre externe


- L'excuse du "on n'a jamais rien fait pour le Tibet, pourquoi s'agiter maintenant", je lui réponds : il n'est jamais trop tard. En 1789, ça faisait des siècles qu'il y avait de sérieux problèmes.

- L'excuse du "on s'en fout de ces mecs en robe orange sur leur hauts plateaux", elle m'est proprement imbuvable. C'est le cynisme dans ce qu'il a de plus idiot, de plus fasciste. Comme si certains peuples étaient plus dignes de liberté que d'autre (et non, merci, pas de lien vers ce qui révèle la face cachée des méchants tibétains, une répression c'est une répression).

- L'excuse du "on peut pas, ah non, la Chine est trop importante économiquement", alors celle-là elle m'énerve vraiment, parce qu'avec des réflexions comme ça, on ne fait jamais de révolution. Et en France, on a fait des révolutions en 1789, 1830, 1848, pour finalement arriver à être la première puissance mondiale (grosso modo à égalité avec le Royaume-Uni et l'Allemagne) avant 1914. Et que je sache, l'économie n'a pas été ruinée par des révolutions sans pouvoir se relever.
Sans compter qu'aujourd'hui on fait partie de l'Union Européenne, on pourra toujours aller chercher nos slips à 1 euros chez les voisins, voire en fabriquer nous-même tiens !

Si on a toujours peur des conséquences économiques, on ne fait jamais rien.
Et là, j'ai le sentiment qu'on ne fait plus grand chose que subir l'ultra-libéralisme depuis 25 ans. Et justement ce serait l'occasion pour Sarko de faire enfin un truc bien depuis les radars automatiques, mais dans une toute autre mesure !


...malheureusement, je crois que je ne me mouille pas trop avec cette idée, car je suis certain que Sarko sera bien trop pleutre pour faire quoi que ce soit de ce genre... J'aimerais pourtant tellement l'aimer pour ça...

lundi 12 mai 2008

Voyage multimodal et pluvieux à Biarritz

Cette semaine, nous sommes allés à Biarritz.

- Le trajet -



Pour y aller, j'ai regardé les vols aériens Lyon-Biarritz, qui me semblent très chers (300 euros)
Comme on ne voulait pas passer 12 heures dans la voiture, et que le train de nuit est tout aussi long, on a coupé la poire en deux :
Lyon-Toulouse en avion, qui est une ligne avec de la concurrence, donc avec des tarifs abordables, et Toulouse-Biarritz en voiture de location : un voyage pas trop cher, et pas trop long.
On a donc pu passer une nuit à Toulouse chez des amis rencontrés en Tunisie, et en plus, ça me permettait d'avoir une voiture sur place pendant que Bruno bosse.






- La ville -



Biarritz, c'est une ville de vieux bourgeois. Et c'est bien connu, les bourgeois, c'est comme les cochons, plus ca devient vieux...
Avec ses pavés autobloquants qui font des trottoirs bien comme il faut, ses lampadaires dorés, sa plage paysagée à coup de bulldozer parfaitement curviligne, ses maisons de retraites, son casino et ses magasins de tongues à 120 euros.
C'est à des années lumières de ma côte bretonne taillée par la nature et burinée par les vagues.
Et pourtant, des vagues, il y en a à Biarritz, avec quelques surfeurs dessus. Quand il fait beau..



- La météo -
Et c'est là que la semaine a été un peu gâchée, parce que quand il fait moche dans une ville dédiée au dieu soleil, ben il reste plus grand chose à faire.



- Les activités -
On est donc allés faire un tour en Espagne à San Sebastian ,

au sud de Biarritz, à Guethary, un petit port beaucoup moins huppé,

à Anglet, qui est au milieu de la conurbation BAB (Biarritz - Anglet - Bayonne)

je suis monté au phare de Biarritz, qui surplombe des jardins de grand intérêt,




allé à la piscine de Biarritz, qui se trouve sous le casino et possède de grandes baies vitrées sur la mer, identiques à celles du casino.

La fin du séjour a été marquée par le dîner de gala qui clôturait le salon professionnel de Bruno, dans les salons du casino qui sont tout simplement majestueux.

En conclusion : si vous passez des vacances en pays basque, venez y faire un tour une journée, mais je ne crois pas que ça mérite un séjour.

dimanche 11 mai 2008

La fête à la crevette !

Dans la série "pub débile", celle-ci, découverte à Toulouse Blagnac.
Je ne sais pas ce que ça signifie dans ce resto, mais c'est peut-être le mois où les jeunes imberbes sont offerts (encore + facilement que d'habitude)... Personnellement : bof.

Du coup, on a mangé chez Quick.

vendredi 9 mai 2008

mercredi 7 mai 2008

On est où ?...


On est allé regarder les surfeurs cet après-midi...

L'eau était bien trop froide pour se baigner, on n'avait pas de combinaison. Mais déjà depuis la plage c'était un plaisir...

dimanche 4 mai 2008

Balade en vélo

Vendredi, j'avais un jour de congé et plein de trucs à faire. Entre autre, ranger le bureau pour faire plaisir à Bruno. Et juste avant, j'ai eu envie d'aller faire une ballade en vélo. Et tant qu'à faire, autant aller bronzer! Miribel, c'est à combien ?.. 1 heure ? aller zou, en route !

Premier point, Miribel, ce n'est pas à une heure quand on n'a pas de carte.
Je viens de retracer mon trajet sur google maps, et le fait d'avoir confondu le canal de jonage avec le Rhône m'a fait faire une bonne dizaine de kilomètres en plus, ce qui place Miribel à presque 3h, avec 60 km de trajet aller retour.
Une fois sur place, un peu fatigué et assoifé (penser à mettre une carte et de l'eau dans le sac à dos la prochaine fois), je me suis rendu compte que si je voulais être rentré pour la séance de 20h (pour aller voir l'Orphelinat), il fallait que je parte .. depuis 30 minutes.

Bon, j'ai un peu forcé sur le retour, je suis arrivé à l'heure au ciné, et douché s'il vous plait !, mais je garde un petit goût de retour en urgence, sans plaisir. Subi.

Cela dit, la balade est tout à fait sympa... mais le bureau n'est toujours pas rangé.

Du sang !

Cette semaine aura été la semaine de la peur :
- mercredi, "Funny games", de la violence gratuite, asociale, incompréhensible
- vendredi, "L'Orphelinat", de l'épouvante paranormale, inquiétante
- ce soir, "Saw" (n°1), de l'hémoglobine pure.

Saw, ça casse pas une patte à un cheval, loin s'en faut, mais ca se laisse regarder entre potes, après un barbecue dans le jardin.
En revanche, les deux premiers sont tout à fait remarquables. Du bien beau cinéma.

Tu déconnes trop...

Je ne sais pas ce que ça signifiait, mais ça m'a fait bien rire. Sur un mur du cours Gambetta, jeudi soir.

jeudi 1 mai 2008

Drôles de jeux

Hier soir, nous sommes allés au Comoedia voir "Funny games US". US parce que c'est un auto-remake. Le réalisateur, Michael Haneke, a refait lui-même "Funny games" sorti en 1997, et c'est peu de dire que c'est un remake, c'est plutôt carrément un copier-coller, les lieux et les acteurs changeant simplement. Même le portail de la maison est exactement le même !

Voici les deux bandes annonces.
D'abord celle de 1997, en allemand :

Fenêtre externe


Puis celle de 2008, en anglais sous-titré en français :

Fenêtre externe


C'est interdit aux moins de 16 ans, et ce n'est vraiment pas exagéré. Il y a beau avoir plusieurs effets explicites pour détacher tout cela de la réalité (allez le voir...), il n'empêche que la violence psychologique est TRES forte.
Erwan m'a dit "on n'est pas préparé à une violence aussi gratuite", et c'est bien cela : la société n'est pas prévue pour cela, c'est d'ailleurs bien la définition de la folie, me semble-t-il...
Demain, on va voir "L'Orphelinat", au Cinéma (rue St Polycarpe) à 20h. Un film espagnol, le plus gros succès de l'histoire du cinéma espagnol. Faites bien attention aux détails m'a conseillé un ami hispanophone.