Le quartier est inondé depuis quelques jours d'un tract qui appelle à manifester contre le mariage pour tous qui est pourtant déjà voté. Ces tracts sont déposés un peu n'importe où : derrière les pare-brise de voiture, sièges de métro, paniers de Vélov... de manière souvent illégale donc, mais nous ne parlerons pas de ces déchets qui jonchent trottoirs et caniveaux.
Je vous épargne l'endroit qui utilise facilement la silhouette de la Liberté guidant le peuple de Delacroix, tout le monde utilise cette image, ils ne se sont pas fatigués.
Voici l'envers qui détaille toutes les raisons pour lesquelles il faudrait manifester.
"Parce que le gouvernement nous ment !
Loi Taubira = mariage + adoption
Adoption + Cour Européenne des Droits de l'Homme = PMA + GPA"
Non, malgré les itérations infinies des parlementaires de droite, la loi déjà votée n'inclut pas la procréation médicalement assistée (PMA).
Pourquoi la CEDH (Cour européenne) irait obliger la France à accorder des droits aux couples homosexuels alors que plein de pays européens n'accordent aucun droit à ces mêmes couples sans que la CEDH n'y retrouve rien à redire ? C'est simplement un mensonge basé sur une peur des institutions européennes.
Quant à la GPA, il n'a jamais été question de l'intégrer en France avec la loi, et elle est toujours illégale pour tous les couples. Encore un mensonge basé sur du vent.
"Mensonges sur le nombre de manifestants le 13 janvier et la 24 mars"
Ils doivent encore espérer que personne n'a lu les nombreux articles démystifiant les mensonges de la ManifPourTous sur la Préfecture de Police de Paris qui auraient soit-disant retouché les photos... Cette fois un mensonge basé sur la méfiance vis-à-vis des méchants médias forcément à la solde de la gauche (d'ailleurs le HollandeBashing n'existe pas sans doute).
"Une centaine de gardes à vue pour les opposants pacifiques à la loi Taubira"
Pacifique ?... Bien entendu, suis-je bête. Bloquer une des artères principales (Rivoli) d'une agglomération de 10 millions d'habitants, c'est anodin. Caillasser les forces de l'ordre, insulter et pourchasser les journalistes, proférer des insultes homophobes, etc. Tout ça c'est "pacifique" d'après Christine Boutin... Encore un mensonge.
"Rejet de la plus grande pétition citoyenne jamais présentée au CESE"
La pétition a bel et bien été "rejetée" tout simplement parce que le CESE n'est pas compétent pour recevoir ce type de réclamation. Mensonge basé sur une idiotie juridique.
"Non prise en compte des réserves du Conseil d'Etat ni de l'Académie des sciences morales et politiques"
Le Conseil d'Etat et l'académie des sciences morales et politiques ont émis des réserves, libre à eux, mais bien d'autres institutions ont émis des avis favorables, et notamment bien plus proches de la famille.
Mais peu importe, puis-je juste rappeler que la loi est faite par les représentants du peuple, c'est à dire le parlement ?...
"Coup d'Etat au Parlement avec l'accélération du calendrier et vote à mains levées au Sénat"
Quel sens de la démesure, un Coup d'Etat c'est bien autre chose !
L'accélération du calendrier n'a rien changé au débat parlementaire, depuis des jours les parlementaires de droite (UMP, UDI et FN) se répétaient et commençaient à avoir des comportements illégaux et indignes de parlementaires d'une démocratie.
Le vote à main levée est la procédure NORMALE des votes au Sénat, et si le scrutin public n'a pas été effectué, c'est juste que l'UMP aurait "oublié" de le demander, mais en réalité ils ne voulaient pas que les votes soient nominatifs pour éviter que ce scrutin les poursuivent dans l'avenir.
"Malgré le plus grand mouvement populaire et spontané jamais connu sous de (sic) la Ve République"
Chaque année la GayPride rassemble des centaines de milliers de personnes.
La ManifPourTous n'était absolument pas "spontanée", mais au contraire préparée depuis des mois par l'Eglise catholique et les groupes anti-avortement.
Sous De Gaulle des manifestations ont réuni bien plus que leurs quatre cent mille personnes en janvier, et la plus grande manifestation fut celle pour défendre l'école privée dans les années 80.
Encore une fois de gros mensonges.
Le reste du tract n'est qu'une reprise de ces mensonges et raccourcis.
Ils ont perdu. Ils ne peuvent pas résister au mouvement mondial des progrès humains. Ils sont aigris mais ils sont très minoritaires. Le peuple français veut que l'on passe à autre chose, il y a bien plus important que d'empêcher des couples d'élever leurs enfants comme tout le monde, protégés par la loi.
mercredi 1 mai 2013
dimanche 21 avril 2013
Le petit bus, de St Exupéry
Ecrit par
Erwan
En partant travailler, je me répète souvent : "Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde."
Cela fait quelques mois que, cheminant vers le bureau, je suis plus léger, que j'attends de le voir.
Il m'est impossible de le distinguer de loin, c'est toujours lui qui me voit en premier.
Et nous parlons de tout et rien. Et ces 20 minutes de trajet sont plus courtes que jamais, même quand on ne se dit rien, que l'on est juste "content" d'être là, côte à côte.
Bien avant de voir le bus, de déchiffrer son numéro, je suis déjà impatient, heureux de penser qu'il sera dedans.
Avant qu'il n'arrive, je ne peux rien distinguer à travers les reflets du pare-brise, je ne sais donc pas s'il est là.
C'est toujours lui qui me voit en premier.
Et quand il me voit, il me fait un appel de phares. Cet appel est pour moi. Rien que pour moi.
Le bus peut être plein, l'arrêt bondé, mais à cet instant, cette lueur au loin ne nous relie que lui et moi.
Et au milieu de la foule anonyme qui exige son dû, qui subit son trajet, qui réclame le service contractualisé, je suis déjà heureux de le savoir là. Je savoure déjà le trajet à venir.
Cet appel de phare suspend le temps, éblouit mon bonheur, cette fraction de seconde arrête les heures de ma journée à venir.
Saint-Exupéry savait déjà que quand il est en retard, je m'agite et m'inquiète.
Et quand il n'est pas là, le voyage redevient semblable à tous les voyages, morne et long.
Et pourtant, j'ai le sentiment d'avoir apprivoisé mon bus.
Un bus qui est pour moi unique au monde, et pour qui je suis unique au monde.
Cela fait quelques mois que, cheminant vers le bureau, je suis plus léger, que j'attends de le voir.
Il m'est impossible de le distinguer de loin, c'est toujours lui qui me voit en premier.
Et nous parlons de tout et rien. Et ces 20 minutes de trajet sont plus courtes que jamais, même quand on ne se dit rien, que l'on est juste "content" d'être là, côte à côte.
Bien avant de voir le bus, de déchiffrer son numéro, je suis déjà impatient, heureux de penser qu'il sera dedans.
Avant qu'il n'arrive, je ne peux rien distinguer à travers les reflets du pare-brise, je ne sais donc pas s'il est là.
C'est toujours lui qui me voit en premier.
Et quand il me voit, il me fait un appel de phares. Cet appel est pour moi. Rien que pour moi.
Le bus peut être plein, l'arrêt bondé, mais à cet instant, cette lueur au loin ne nous relie que lui et moi.
Et au milieu de la foule anonyme qui exige son dû, qui subit son trajet, qui réclame le service contractualisé, je suis déjà heureux de le savoir là. Je savoure déjà le trajet à venir.
Cet appel de phare suspend le temps, éblouit mon bonheur, cette fraction de seconde arrête les heures de ma journée à venir.
Saint-Exupéry savait déjà que quand il est en retard, je m'agite et m'inquiète.
Et quand il n'est pas là, le voyage redevient semblable à tous les voyages, morne et long.
Et pourtant, j'ai le sentiment d'avoir apprivoisé mon bus.
Un bus qui est pour moi unique au monde, et pour qui je suis unique au monde.
samedi 2 février 2013
Discours de Christiane TAUBIRA
Ecrit par
Erwan et Bruno
...à l'ouverture des débats sur le projet de loi pour l'ouverture du mariage aux personnes de même sexe, mariage pour tous.
Retrouvez l'intégralité de l'intervention de... par LCP
Retrouvez l'intégralité de l'intervention de... par LCP
Les stars de la loi sur le mariage
Ecrit par
Erwan et Bruno
Depuis plusieurs jours, on est branché sur le site de l'Assemblée Nationale pour suivre en direct les débats sur le projet de loi d'ouverture du mariage aux couples de même sexe, "mariage-pour-tous" pour faire court.
Je ne reviendrai pas sur les saillies affligeantes, sur l'obstruction stérile et l'hypocrisie crasse de l'opposition (UMP, FN et UDI), tout le monde est au courant et mieux vaut ne pas répondre, ils s'enfoncent seuls dans leur bêtise jour après jour.
J'ai juste envie de faire un rapide portrait des personnages qui me marquent dans cette aventure.
Pour commencer, l'opposition, avec trois hommes.
D'abord, le benjamin des antis : Gérald DARMANIN. Il a visiblement troqué ses lunettes pour des lentilles ou une chirurgie de l'oeil. Né en 1982, député du Nord, un seul point de sa biographie éclaire son attitude sur ce projet de loi (Wikipédia) : "Directeur de campagne de Christian VANNESTE pour les élections législatives de 2007 et les municipales de 2008". Tout de suite, ça classe... A noter qu'il a été élu en 2012 contre celui qu'il servait cinq ans plus tôt.
"Protégé de Xavier Bertrand" comme dit Libération, ça me parle tout particulièrement en tant que professionnel de santé, mais pas vraiment de manière positive.
Il a aussi été directeur de cabinet du ministre David DOUILLET (si si, c'était bien un ministre, sous Sarkozy).
Et pour finir il a invité pour un débat à Tourcoing le 31 janvier sur le projet de loi du mariage avec... Claude GUEANT !
Décidément il collabore avec des gens de droite vraiment particuliers.
Puis le président du groupe UMP : Christian JACOB. Député de Seine-et-Marne, il est réellement le produit de promotion républicaine puisque agriculteur titulaire d'un BEP, il est arrivé à de hautes fonctions sous plusieurs gouvernements (syndicalisme CNJA, CES...).
Je note agréablement qu'il a été élu à la présidence de son groupe en 2012 en battant Xavier Bertrand.... mais c'est aussi un proche de JF Coppé.
A son actif, en décembre 2010, il a quand-même soutenu (avec Coppé) un amendement pour supprimer la pénalisation des déclarations d'impôts sciemment erronées. Etrange. Mais heureusement tout le monde était contre lui (même une partie de l'UMP) et ça a été retiré.
Et enfin l'agité du règlement-de-l'assemblée, le champion du détournement des rappels au règlement : Hervé MARITON. Là, c'est du lourd.
Député-maire de Crest (Drôme), après avoir été élu dans les Yvelines puis à Valence, il a été ministre pendant 49 jours au printemps 2011. Il a surtout été vice-président du Conseil Régional de RhôneAlpes sous Millon grâce à l'alliance avec le FN. D'autre part il soutenait une intervention en Irak en 2003, il soutient MacCain plutôt qu'Obama en 2008, et depuis 2009 il soutient tout ce qui peut empêcher la progression des droits des homosexuels.
Il y a d'autres acteurs parlementaires de droite qui se détachent, sans parler de GUAINOT qui se prend pour De Gaulle, et BOMPARD, cofondateur du FN, qui propose des amendements pour légaliser l'inceste, la polygamie et la pédophilie. Il y a aussi les trois "pour", Franck RIESTER en tête, et il est déjà très bien couvert par les médias.
Je parlerai du côté de la majorité demain...
Je ne reviendrai pas sur les saillies affligeantes, sur l'obstruction stérile et l'hypocrisie crasse de l'opposition (UMP, FN et UDI), tout le monde est au courant et mieux vaut ne pas répondre, ils s'enfoncent seuls dans leur bêtise jour après jour.
J'ai juste envie de faire un rapide portrait des personnages qui me marquent dans cette aventure.
Pour commencer, l'opposition, avec trois hommes.
D'abord, le benjamin des antis : Gérald DARMANIN. Il a visiblement troqué ses lunettes pour des lentilles ou une chirurgie de l'oeil. Né en 1982, député du Nord, un seul point de sa biographie éclaire son attitude sur ce projet de loi (Wikipédia) : "Directeur de campagne de Christian VANNESTE pour les élections législatives de 2007 et les municipales de 2008". Tout de suite, ça classe... A noter qu'il a été élu en 2012 contre celui qu'il servait cinq ans plus tôt.
"Protégé de Xavier Bertrand" comme dit Libération, ça me parle tout particulièrement en tant que professionnel de santé, mais pas vraiment de manière positive.
Il a aussi été directeur de cabinet du ministre David DOUILLET (si si, c'était bien un ministre, sous Sarkozy).
Et pour finir il a invité pour un débat à Tourcoing le 31 janvier sur le projet de loi du mariage avec... Claude GUEANT !
Décidément il collabore avec des gens de droite vraiment particuliers.
Puis le président du groupe UMP : Christian JACOB. Député de Seine-et-Marne, il est réellement le produit de promotion républicaine puisque agriculteur titulaire d'un BEP, il est arrivé à de hautes fonctions sous plusieurs gouvernements (syndicalisme CNJA, CES...).Je note agréablement qu'il a été élu à la présidence de son groupe en 2012 en battant Xavier Bertrand.... mais c'est aussi un proche de JF Coppé.
A son actif, en décembre 2010, il a quand-même soutenu (avec Coppé) un amendement pour supprimer la pénalisation des déclarations d'impôts sciemment erronées. Etrange. Mais heureusement tout le monde était contre lui (même une partie de l'UMP) et ça a été retiré.
Et enfin l'agité du règlement-de-l'assemblée, le champion du détournement des rappels au règlement : Hervé MARITON. Là, c'est du lourd.Député-maire de Crest (Drôme), après avoir été élu dans les Yvelines puis à Valence, il a été ministre pendant 49 jours au printemps 2011. Il a surtout été vice-président du Conseil Régional de RhôneAlpes sous Millon grâce à l'alliance avec le FN. D'autre part il soutenait une intervention en Irak en 2003, il soutient MacCain plutôt qu'Obama en 2008, et depuis 2009 il soutient tout ce qui peut empêcher la progression des droits des homosexuels.
Il y a d'autres acteurs parlementaires de droite qui se détachent, sans parler de GUAINOT qui se prend pour De Gaulle, et BOMPARD, cofondateur du FN, qui propose des amendements pour légaliser l'inceste, la polygamie et la pédophilie. Il y a aussi les trois "pour", Franck RIESTER en tête, et il est déjà très bien couvert par les médias.
Je parlerai du côté de la majorité demain...
mercredi 30 janvier 2013
Je ne suis pas hétérophobe, j'ai des amis hétéros.
Ecrit par
Erwan
Par 2 fois aujourd'hui, on m'a fait remarquer que nos discussions actuelles tournaient exclusivement autour du même sujet : le mariage homosexuel.
Oui, c'est vrai que nous en parlons beaucoup. Que cela occupe l'essentiel de nos pensées. Mais pas seulement.
J'ai le sentiment que nombre de personnes ne se rendent pas compte de l'importance du sujet, des réactions exacerbées que cette question suscite.
Il m'est ainsi impossible de ne pas parler, partager, exprimer ce que nous vivons. Le déferlement de violence quotidienne que nous vivons depuis des mois, les caricatures dont nous sommes l'indirect objet.
Au milieu de cette tempête, nous avons eu de très grand plaisir.
De véritables prises de positions poignantes, fortes et d'une portée incroyable; je pense en particulier aux longues et riches heures du travail de la commission des lois de l'Assemblée, aux témoignages des enfants élevés par les couples homosexuels, poignants de sincérité, de simplicité et d'apaisement, et surtout à l'excellente intervention de Robert Badinter.
Nous avons aussi la satisfaction d'un soutien massif, pas forcément spontané, mais extrêmement important et précieux.
Ce tournant d'histoire, est aussi une expérience exceptionnelle de démocratie participative. Contrairement à "l'absence de débat" hurlée par l'opposition, j'ai eu l'occasion de participer à de nombreux débats, houleux et passionnés. Ces rencontres m'ont donné l'occasion de confronter mes idées, affiner mes arguments, rencontrer l'opposition, et rencontrer le rapporteur de la loi himself : Erwann Binet.
Cela dit, oui, je suis bien d'accord avec vous : j'aimerais parler d'autre chose. Parler de tout et de rien, comme tout le monde, dans l'indifférence.
Oui, c'est vrai que nous en parlons beaucoup. Que cela occupe l'essentiel de nos pensées. Mais pas seulement.
J'ai le sentiment que nombre de personnes ne se rendent pas compte de l'importance du sujet, des réactions exacerbées que cette question suscite.
Il m'est ainsi impossible de ne pas parler, partager, exprimer ce que nous vivons. Le déferlement de violence quotidienne que nous vivons depuis des mois, les caricatures dont nous sommes l'indirect objet.
Au milieu de cette tempête, nous avons eu de très grand plaisir.
De véritables prises de positions poignantes, fortes et d'une portée incroyable; je pense en particulier aux longues et riches heures du travail de la commission des lois de l'Assemblée, aux témoignages des enfants élevés par les couples homosexuels, poignants de sincérité, de simplicité et d'apaisement, et surtout à l'excellente intervention de Robert Badinter.
Nous avons aussi la satisfaction d'un soutien massif, pas forcément spontané, mais extrêmement important et précieux.
Ce tournant d'histoire, est aussi une expérience exceptionnelle de démocratie participative. Contrairement à "l'absence de débat" hurlée par l'opposition, j'ai eu l'occasion de participer à de nombreux débats, houleux et passionnés. Ces rencontres m'ont donné l'occasion de confronter mes idées, affiner mes arguments, rencontrer l'opposition, et rencontrer le rapporteur de la loi himself : Erwann Binet.
Cela dit, oui, je suis bien d'accord avec vous : j'aimerais parler d'autre chose. Parler de tout et de rien, comme tout le monde, dans l'indifférence.
lundi 3 septembre 2012
Retour du boulot
Ecrit par
Erwan et Bruno
C'est chouette la vie à Lyon.
Retour du boulot.
18h00, dans le tram même pas bondé, après une journée sympa dans mon équipe de gens réellement dévoué au service public.
J'écoute trois gamines qui maudissent leurs parents en prenant des airs rebelles, qui refusent de s'attacher aux apparences... mais qui n'ont surtout pas oublié de se farder, d'étudier méticuleusement la coordination chromatique de leurs fringues, de tenir leurs sacs-à-main de manière très étudiée.
Une trentenaire téléphone face au paysage qui défile, et explique à sa correspondante qu'elle a eu plein de problème avec le dossier de cette fille qu'elle aurait bien voulu garder mais qui ne répond jamais et n'arrive pas à se tenir aux horaires de "la boîte"...
Un mec de quarante ans en jeans-baskets-sweat-à-capuche se rend compte qu'il a oublié quelque et répète "Meeeeeeeeerde, mais quel con..." en fouillant et refouillant dans son sac en bandoulière.
Arrivée place Carnot, sur le petit terrain de foot, des Roms de 16 à 25 ans jouent au foot... La moitié torse nu, un tiers nu-pieds, tous très bien foutus, le corps hâlé, les muscles tendus et la testostérone gonflé par le "camping".
Sur les bancs de la place, des petits vieux se plaignent du temps et critiquent les parterres de fleurs sauvages "à la mode" mais si peu ordonnés. Ils ne remarquent même pas le gamin qui fument une cigarette qui sent drôle (!) à deux mètres.
Un gamin Rom manque de se casser la gueule sur un tricycle déglingué, ça fait ricaner ses copains qui font leur cirque sur la pelouse. Dans les allées leurs mères discutent de trucs forcément sérieux. Leurs tentes sont sagement repliées contre les troncs des grands platanes, en attendant l'installation quotidienne. J'ai le sentiment qu'ils sont plus nombreux que d'habitude... mais après tout c'est pas si pire de les laisser dans les quartiers les plus chers (enfin j'aimerais qu'ils aillent aussi dans le 6e arrdt).
De la fac catho en face qui fait sa rentrée, sortent une demi-douzaine de filles qui gloussent parce qu'elles assument difficilement leurs fringues "fluo", les épaules rentrées et les cheveux longs démêlés pour cacher leur honte. ...Il est vrai que c'est pas très habituel, doit y avoir un truc.
Le truc, c'est rue d'Enghien : une foule de jeunes bourges de ladite "catho"qui s'abreuvent de bière pas chère (fournie par le bar attenant), chantent à tue-tête des trucs incompréhensible, et trouvent que porter une perruque orange-crade c'est le trop le comble de la ouf-itude...
C'est fou la proportion de blonds à mèche !...
Bon, ils sont gentils finalement, et ça ne me dérange pas qu'ils se fassent plaisir de temps en temps. Mais ça fait juste chier de penser qu'ils vont se précipiter pour voter UMP aux prochaines élections tout comme leurs parents. J'espère qu'ils réfléchissent aussi au sens de leurs vie sur terre de temps en temps...
Tout ça en 150 m à peine.
Rentré à la maison, la rumeur des jeunes cathos par la fenêtre ouverte par mon amoureux qui m'ouvre la porte. La chatte se frotte contre nos jambes tandis qu'on s'embrasse.
Retour du boulot.
18h00, dans le tram même pas bondé, après une journée sympa dans mon équipe de gens réellement dévoué au service public.
J'écoute trois gamines qui maudissent leurs parents en prenant des airs rebelles, qui refusent de s'attacher aux apparences... mais qui n'ont surtout pas oublié de se farder, d'étudier méticuleusement la coordination chromatique de leurs fringues, de tenir leurs sacs-à-main de manière très étudiée.
Une trentenaire téléphone face au paysage qui défile, et explique à sa correspondante qu'elle a eu plein de problème avec le dossier de cette fille qu'elle aurait bien voulu garder mais qui ne répond jamais et n'arrive pas à se tenir aux horaires de "la boîte"...
Un mec de quarante ans en jeans-baskets-sweat-à-capuche se rend compte qu'il a oublié quelque et répète "Meeeeeeeeerde, mais quel con..." en fouillant et refouillant dans son sac en bandoulière.
Arrivée place Carnot, sur le petit terrain de foot, des Roms de 16 à 25 ans jouent au foot... La moitié torse nu, un tiers nu-pieds, tous très bien foutus, le corps hâlé, les muscles tendus et la testostérone gonflé par le "camping".
Sur les bancs de la place, des petits vieux se plaignent du temps et critiquent les parterres de fleurs sauvages "à la mode" mais si peu ordonnés. Ils ne remarquent même pas le gamin qui fument une cigarette qui sent drôle (!) à deux mètres.
Un gamin Rom manque de se casser la gueule sur un tricycle déglingué, ça fait ricaner ses copains qui font leur cirque sur la pelouse. Dans les allées leurs mères discutent de trucs forcément sérieux. Leurs tentes sont sagement repliées contre les troncs des grands platanes, en attendant l'installation quotidienne. J'ai le sentiment qu'ils sont plus nombreux que d'habitude... mais après tout c'est pas si pire de les laisser dans les quartiers les plus chers (enfin j'aimerais qu'ils aillent aussi dans le 6e arrdt).
De la fac catho en face qui fait sa rentrée, sortent une demi-douzaine de filles qui gloussent parce qu'elles assument difficilement leurs fringues "fluo", les épaules rentrées et les cheveux longs démêlés pour cacher leur honte. ...Il est vrai que c'est pas très habituel, doit y avoir un truc.
Le truc, c'est rue d'Enghien : une foule de jeunes bourges de ladite "catho"qui s'abreuvent de bière pas chère (fournie par le bar attenant), chantent à tue-tête des trucs incompréhensible, et trouvent que porter une perruque orange-crade c'est le trop le comble de la ouf-itude...
C'est fou la proportion de blonds à mèche !...
Bon, ils sont gentils finalement, et ça ne me dérange pas qu'ils se fassent plaisir de temps en temps. Mais ça fait juste chier de penser qu'ils vont se précipiter pour voter UMP aux prochaines élections tout comme leurs parents. J'espère qu'ils réfléchissent aussi au sens de leurs vie sur terre de temps en temps...
Tout ça en 150 m à peine.
Rentré à la maison, la rumeur des jeunes cathos par la fenêtre ouverte par mon amoureux qui m'ouvre la porte. La chatte se frotte contre nos jambes tandis qu'on s'embrasse.
dimanche 15 avril 2012
Causette, magazine intelligent
Ecrit par
BruZ
Ce magazine plus féministe du cerveau que du capiton est un délice à dévorer chaque mois : de la dénonciation des machismes à deux balles, de la misogynie intégrée qui resterait invisible sans ces articles, des témoignages de femmes pas ordinaires, des interviews d'hommes humains plus que masculins, etc.Ce mois-ci (numéro 23), les deux hommes, ce sont Vikash Dhorasoo et un pasteur pas coincé.
Une dénonciation de ces hommes politiques qui se croient tout permis sur leurs collaboratrices, et que les grands partis (PS et UMP en tête) camouflent plus ou moins.
Et un comparatif entre les programmes des partis en lices aux élections très prochaines sur l'écologie (d'où la couverture), franchement original, ça nous change de la dette ou des taxes sur les salaires.
Et il y a même un petit dossier sur la voix !
Mais en plus, à la toute fin, on a ce plaisir une fois la quatrième de couverture tournée :
C'est vrai quoi, d'habitude, un magazine, ça finit sur une pub en pleine page, pour un alcool ou une eau de toilette vendue par une multinationale ou une autre.Là, rien de tout ça : des branchages dans une forêt. La paix, la nature, le calme, sans prix.
Ah oui, car je n'avais pas précisé : PAS DE PUB dans Causette, uniquement des présentations de bouquins.
A LIRE !
(4,90 €, le prix de la vie sans pub)
jeudi 5 avril 2012
J'aime le charme désuet des notables en cheveux gris et gabardines démodées qui socialisent dans les théâtres de province.
Ecrit par
Erwan
Je suis allé voir hier soir un copain qui joue dans une pièce de théâtre : "Les Apaches", de Macha Makeïeff.
C'était au théâtre du Vellein à Villefontaine, à 30km de toute civilisation.
Le spectacle est une succession de tableaux, chansons, chorégraphies et saynètes se situant dans un théâtre délabré.
Le style de la pièce est assez hétérogène ; il ne faut surtout pas chercher un fil conducteur, mais se laisser entrainer par le talent et la performance des acteurs.
Les scènes se suivent et ne se ressemblent pas : elles créent un nouvel univers éphémère à chaque fois, un instant qui vient s'immiscer entre d'autres instants, et fait de la pièce un concentré d'énergie, un patchwork vivant.
C'est joué par les comédiens comme si c'était vécu par de jeunes voyous qui se savent immortels, tout-puissants, avec cette arrogance crasse des sales gosses téméraires qui échappent à chaque fois par miracle à tout ce a quoi nous, pauvres mortels, cherchons à ne pas être confronté.
C'est violent, c'est moqueur, c'est touchant, c'est maladroit, ça se finit mal ou ça reste en suspens.
La pièce qui nous est montrée est comme la vie de ces garnements : riche, décousue, sans limite et audacieuse.
Bref, j'ai aimé.
La page FaceBook.
L'avis du Nouvel Obs.
(Photo : nouvel Obs)
C'était au théâtre du Vellein à Villefontaine, à 30km de toute civilisation.
Le spectacle est une succession de tableaux, chansons, chorégraphies et saynètes se situant dans un théâtre délabré.
Le style de la pièce est assez hétérogène ; il ne faut surtout pas chercher un fil conducteur, mais se laisser entrainer par le talent et la performance des acteurs.Les scènes se suivent et ne se ressemblent pas : elles créent un nouvel univers éphémère à chaque fois, un instant qui vient s'immiscer entre d'autres instants, et fait de la pièce un concentré d'énergie, un patchwork vivant.
C'est joué par les comédiens comme si c'était vécu par de jeunes voyous qui se savent immortels, tout-puissants, avec cette arrogance crasse des sales gosses téméraires qui échappent à chaque fois par miracle à tout ce a quoi nous, pauvres mortels, cherchons à ne pas être confronté.
C'est violent, c'est moqueur, c'est touchant, c'est maladroit, ça se finit mal ou ça reste en suspens.
La pièce qui nous est montrée est comme la vie de ces garnements : riche, décousue, sans limite et audacieuse.
Bref, j'ai aimé.
La page FaceBook.
L'avis du Nouvel Obs.
(Photo : nouvel Obs)
mardi 27 mars 2012
J'étais très sérieux quand j'avais 18 ans
Ecrit par
Erwan et Bruno
samedi 27 mars 1993
Cette semaine, j'ai ressenti toute ma dualité, comme une multitude de facettes qui s'échangent tandis que se modifie ma scène sur laquelle je joue : tantôt gentil, aimable, serviable, cultivé et tolérant ; tantôt snob, suffisant, mondain, arriviste et méprisant ; tantôt mystérieux, obscur, impénétrable ; tantôt provoquant, agitateur, révolté et obsédé ; tantôt mélancolique, pitoyable, attendrissant ou solitaire...
Tous ces visages se succèdent sans que je ne puisse plus en contrôler un seul, ni même découvrir l'authentique, le profond et le vrai.
Qui suis-je ? Que veux-je ? Qui m'aime ?... ?
Cette dualité explique certainement les nombreuses hésitations que j'ai à lier quelque peu les acteurs de scènes différentes. Ainsi, quand Patricia et Céline sont ensemble avec moi, je deviens souvent insupportable pour les deux, incapable d'observer un comportement neutre.
Peut-être que le seul aspect unique et singulier de mon être est mon amour pour les garçons. Qu'ils soient de n'importe quelle scène, je les veux. Quoique là encore je sois attiré par les hommes d'âge mûr ainsi que par de jeunes garçons à peine éclos. Pierre est si pur, son visage et ses mains sont si lisses ; sa bouche doit être douce et tendre... Mais que pense-t-il de moi ? M'a-t-il serré la main et a-t-il ri avec moi si simplement parce qu'il aime faire connaissance et rencontrer une large audience ? J'aimerais qu'il voulût davantage ; et quand bien même il ne serait pas inverti que je l'aimerais.
Je ne sais s'il est celui qui m'embrassera le premier, mais il existe et il me reconnaît, c'est déjà plus que je n'en ai jamais eu.
Je le sens si proche, si près de mes lèvres. Prendrai-je un jour sa nuque entre mes mains, et nos visages feront-ils leur union quelque part ailleurs que dans mes songes ?...
Je ne désire rien d'autre que ses yeux dans les miens, sans aucune crainte, dans une seule confiance amoureuse... Je voudrais qu'il me serre la main avec une joie si grande que j'en pleure déjà. Nous marcherions sans mot dire, nos mains serrées, le monde n'existant que dans le regard de l'autre, la nature entière concentrée en lui. Je le suivrai en courant, puis je l'embrasserai encore, nous rirons tandis que ses mains embrasserons les miennes. Le monde sera beau, la nature sera avec nous seuls.
Il est ma paire, nous sommes de nouveau vivants, il tient ma main et je ne le lâcherai pas.
C'est un amour singulier, singulier et entier.
Je l'aime et il me reconnaît. Il me sourit.
Il faut absolument que je lui fasse sentir ce sentiment nouveau qui m'anime aujourd'hui. je veux qu'il sache que je l'aime, que je l'aime tout seul, dans les coulisses ensoleillées.
Puis un jour nous jouerons nos propres rôles, le seul unique véritable ; je l'embrasserai et tout le monde et la nature applaudiront, le monde sera beau.
Maman, tu m'aimeras ?...
Vous ne comprenez pas que je l'aime !?!
Est-ce qu'avec l'âge le monde s'améliore ? Est-ce que l'automne est toujours magnifique au Canada ? Est-ce que je serai en paix le dernier jour, quand la neige commencera à tomber, doucement ?
Est-ce que je mourrai avec ce sourire un peu triste mais sincère que j'ai toujours recherché ?
Est-ce que les forêts seront belles ce dernier automne ?
Cette semaine, j'ai ressenti toute ma dualité, comme une multitude de facettes qui s'échangent tandis que se modifie ma scène sur laquelle je joue : tantôt gentil, aimable, serviable, cultivé et tolérant ; tantôt snob, suffisant, mondain, arriviste et méprisant ; tantôt mystérieux, obscur, impénétrable ; tantôt provoquant, agitateur, révolté et obsédé ; tantôt mélancolique, pitoyable, attendrissant ou solitaire...
Tous ces visages se succèdent sans que je ne puisse plus en contrôler un seul, ni même découvrir l'authentique, le profond et le vrai.
Qui suis-je ? Que veux-je ? Qui m'aime ?... ?
Cette dualité explique certainement les nombreuses hésitations que j'ai à lier quelque peu les acteurs de scènes différentes. Ainsi, quand Patricia et Céline sont ensemble avec moi, je deviens souvent insupportable pour les deux, incapable d'observer un comportement neutre.
Peut-être que le seul aspect unique et singulier de mon être est mon amour pour les garçons. Qu'ils soient de n'importe quelle scène, je les veux. Quoique là encore je sois attiré par les hommes d'âge mûr ainsi que par de jeunes garçons à peine éclos. Pierre est si pur, son visage et ses mains sont si lisses ; sa bouche doit être douce et tendre... Mais que pense-t-il de moi ? M'a-t-il serré la main et a-t-il ri avec moi si simplement parce qu'il aime faire connaissance et rencontrer une large audience ? J'aimerais qu'il voulût davantage ; et quand bien même il ne serait pas inverti que je l'aimerais.
Je ne sais s'il est celui qui m'embrassera le premier, mais il existe et il me reconnaît, c'est déjà plus que je n'en ai jamais eu.
Je le sens si proche, si près de mes lèvres. Prendrai-je un jour sa nuque entre mes mains, et nos visages feront-ils leur union quelque part ailleurs que dans mes songes ?...
Je ne désire rien d'autre que ses yeux dans les miens, sans aucune crainte, dans une seule confiance amoureuse... Je voudrais qu'il me serre la main avec une joie si grande que j'en pleure déjà. Nous marcherions sans mot dire, nos mains serrées, le monde n'existant que dans le regard de l'autre, la nature entière concentrée en lui. Je le suivrai en courant, puis je l'embrasserai encore, nous rirons tandis que ses mains embrasserons les miennes. Le monde sera beau, la nature sera avec nous seuls.
Il est ma paire, nous sommes de nouveau vivants, il tient ma main et je ne le lâcherai pas.
C'est un amour singulier, singulier et entier.
Je l'aime et il me reconnaît. Il me sourit.
Il faut absolument que je lui fasse sentir ce sentiment nouveau qui m'anime aujourd'hui. je veux qu'il sache que je l'aime, que je l'aime tout seul, dans les coulisses ensoleillées.
Puis un jour nous jouerons nos propres rôles, le seul unique véritable ; je l'embrasserai et tout le monde et la nature applaudiront, le monde sera beau.
Maman, tu m'aimeras ?...
Vous ne comprenez pas que je l'aime !?!
Est-ce qu'avec l'âge le monde s'améliore ? Est-ce que l'automne est toujours magnifique au Canada ? Est-ce que je serai en paix le dernier jour, quand la neige commencera à tomber, doucement ?
Est-ce que je mourrai avec ce sourire un peu triste mais sincère que j'ai toujours recherché ?
Est-ce que les forêts seront belles ce dernier automne ?
Je mourrai bien ?
samedi 17 mars 2012
Cinémascoop !
Ecrit par
Erwan et Bruno
Hier vendredi, nous sommes allés voir une émission de télévision sur le cinéma sur une scène, le tout en improvisation.

Seule contrainte : les titres des œuvres sont choisies au hasard parmi ce que les spectateurs du soir ont proposé (le titre du film de votre vie dont vous rêvez).
Comme tout spectacle d'improvisation, ça monte doucement... puis l'intertexte s'installe, les auto-références se lient, l'absurde surgit, le rire et les émotions explosent.
Au final : une très bon moment, pour 12€ (et tarif réduit à 6€), à la Maison pour tous des Rancy, 249 rue Vendôme dans le 3e, entre la Guillotière et la Bourse du travail (et tout près du domicile du plus désirable cuisinier du monde)
Vous avez de la chance, il y a une autre représentation ce samedi soir 17 mars à 20h30 !
Quand la télé, victime de l'audimat et du consensus mou se plie à la dictature de l'efficacité, CinémaScoop s'insurge et riposte !C'est donc un spectacle monté sur le principe d'une émission de télé, du genre Les dossiers de l'écran (l'émission au générique effrayant) : un film (de l'action, du suspens, du sang et des rires, de l'amour...), des débats (par exemple : Pour ou contre les ogives nucléaires confiées aux enfants ?), des interventions de spectateurs, des appels de téléspectateurs (SVP), des publicités, des chansons de variété... et le tout IMPROVISE !
Seule contrainte : les titres des œuvres sont choisies au hasard parmi ce que les spectateurs du soir ont proposé (le titre du film de votre vie dont vous rêvez).
Comme tout spectacle d'improvisation, ça monte doucement... puis l'intertexte s'installe, les auto-références se lient, l'absurde surgit, le rire et les émotions explosent.
Au final : une très bon moment, pour 12€ (et tarif réduit à 6€), à la Maison pour tous des Rancy, 249 rue Vendôme dans le 3e, entre la Guillotière et la Bourse du travail (et tout près du domicile du plus désirable cuisinier du monde)
Vous avez de la chance, il y a une autre représentation ce samedi soir 17 mars à 20h30 !
Inscription à :
Messages (Atom)



