lundi 14 juillet 2008

La vérité est ailleurs

A une autre époque, des Français écoutaient RadioLondres...


Nous, tous les jours ou presque, on écoute le bulletin de nouvelles nationales et internationales de Radio-Canada en balado-diffusion (= podcastpour les anglophones). Et assez souvent, on est surpris de la différence de traitement d'un côté et de l'autre de l'Atlantique.

Par exemple, sur tout le tintouin méditerranéen de Sarkozy ce week-end,Radio Canada insiste beaucoup sur l'incompréhension de l'invitation de Bashar El Assad lors du défilé, et interviewe des militants des droits de l'homme de Syrie qui s'étranglent de voir le gouvernement de France célébrer un tel dictateur, un 14 juillet en plus.
Et la même rédaction s'interroge aussi sur le financement des multiples projets énoncés entre tous les chefs d'État présents. Qui va payer les 2 milliards d'€ annuels nécessaires ?...

Il est ainsi salutaire d'écouter l'information venue d'ailleurs, car on n'a pas du tout entendu les mêmes analyses sur Radio France.
Merci les cousins québécois !

(et puis j'adore le logo de RadioCanada)

samedi 12 juillet 2008

Le chaos à Lyon

Près de Lyon, tout près, à quelques kilomètres au nord, sur la commune de Saint Romain au Mont d'Or, le chaos règne.

Pour situer les lieux, la Demeure du Chaos, il faut quand même imaginer que c'est le St Cloud local : des maisons propres sur elles, habitées par des habitants propres sur eux, autour d'une petite église fraîchement rénovée et pas trop loin de chez Paul Bocuse.

C'est donc là, dans cette banlieue bourgeoise, sur une sympathique gentilhommière, que Thierry Ehrmann a jeté son dévolu pour y faire déferler les monstres de l'enfer.



Quelques photos parlent mieux qu'un long discours, et vous pouvez voir ici la destruction méthodique opérée sur ce bâtiment. L'idée globale, c'est de matérialiser tout ce que l'esprit humain peut imaginer de noir, ou même tout ce que l'humain a de noir en lui. Sont donc abordés des thèmes tels que la mort violente, la guerre, les accidents, etc. mais aussi tout ce qui se réfère au flicage et à l'oppression. Vous imaginez bien que Sarkozy y a donc toute sa place, et le célèbre "Casse toi pauvre con" taggé sur le pare-choc d'une porsche option mad-max y est tout à fait pertinent.






En parlant de Porsche, c'est l'occasion de dire que les matériaux utilisés pour construire la destruction sont en général de noble origine : Porsche brûlée, Jaguar accidentée, Audi écrasée, avion éventré, piscine rouge ensanglantée..

Le bâtiment lui même est une belle construction qui supporte assez bien les éventrements et perforations de météorites.

Tout cela, évidemment, n'inspire pas vraiment le voisinage, et le maire (milloniste) essaye régulièrement d'obtenir la destruction de la destruction. Sur son site, Thierry Ehrmann évoque le désir du maire de détruire 2900 oeuvres d'art. La question, évidemment, c'est de savoir si c'est de l'art !

Le dictionnaire nous rappelle que l'art, c'est la "Création d'objets ou de mises en scène spécifiques destinées à produire chez l'homme un état particulier de sensibilité, plus ou moins lié au plaisir esthétique".

Le but est évidemment atteint quand il s'agit de produire un état particulier de sensibilité. Quand à le lier au plaisir esthétique, c'est discutable.. Mais cela m'évoque 2 choses :

1. je trouve un certain plaisir lié à l'esthétique des oeuvres, ou en tous cas, ce qui est montré m'interpelle et me fait réfléchir;

2. pourquoi les artistes devraient nécessairement produire du beau quand les hommes s'acharnent à créer du moche ?
Ce n'est pas M. Ehrmann qui a inventé la guerre, la mort, la destruction, l'oppression, les crash aériens, les bombes anti-personnel, les Hummer qui polluent, la méchanceté, il ne fait que montrer ce que l'homme génère tous les jours !

Et Thierry Ehrmann est là, chez lui pendant qu'on visite son chez lui, accessible et disponible (bien qu'un peu pressé).

Et vous savez ce que je lui ai dit, moi, à M. Ehrmann, quand je l'ai croisé ? Vous savez ?
"J'aime beaucoup ce que vous faîtes."
Ben oui, on ne peut pas être brillant et avoir de l'à-propos tout le temps...

mercredi 9 juillet 2008

La guerre des blog : Mort de Versac

Selon Guy Birenbaum, les histoires de blog, c'est "nombril contre nombril"..

Bon, moi, je ne lis pas Versac, et je ne connais pas Guy Birenbaum.. mais je suis bien d'accord : nombril contre nombril, c'est ce qu'il y a de mieux.

mardi 8 juillet 2008

Sarko, Boutin, Vanneste, on vous déteste !

La semaine dernière, on n'est pas allé à Paris pour la gay pride.
Bruno les a toutes faites depuis plus de 15 ans, ça ne lui manque donc pas trop. Pour moi, c'est assez nouveau, et je regrette un peu de ne pas être revenu voir tous les copains, les connaissances, les gens qu'on croisait de temps en temps, ou bien qu'on ne croisait qu'à cette occasion. Et puis, comme je l'ai déjà dit, j'aime à penser que ce n'est pas seulement pour montrer son cul, mais aussi pour réellement faire avancer les droit et les conditions de vie gay.

Cela dit, on vient de voir cette vidéo des panthères roses :



..et on se dit qu'on aurait bien aimé être là, sur le trajet du char de GayLib !

Pourquoi ce slogan provoquant ?
Parce que Christine Boutin est célèbre pour avoir sorti une bible dans l'hémicycle lors des débats sur le PaCS,
Parce que Christian Vanneste soutient que les homosexuels sont inférieurs aux hétérosexuels, (et n'a pas été exclu de l'UMP, malgré la promesse du président de l'UMP de l'époque)
Parceque le mépris de Nicolas Sarkozy pour la démocratie et la population,

.. nous insupportent.

lundi 7 juillet 2008

De Balmeyer à Milton Ernest

J'en avais déjà parlé à propos des aventure d'oh!91, et aujourd'hui, c'est un petit texte (petit en nombre de mots) du blog de Balmeyer qui m'a encore beaucoup plu :

Fins de moi
un récit d'enfant dans son univers de barre d'immeuble, les ascenseurs sales, les sous-sols infinis, et surtout la part d'inconnu(s) qu'un grand ensemble sécrète.


...et puis j'aime beaucoup l'image en tête de ce blog : John Cleese dans le Ministry of silly walks.
Ça me rappelle certaines soirées en Angleterre, à Milton Ernest (Bedfordshire), où la famille qui m'accueillait, après une journée bien remplie de visites culturelles regardait avec un plaisir immense les énièmes rediffusions du Monty Python. C'est avec tout cela aussi que j'ai appris peu à peu l'anglais.
Et puisqu'on est dans The Monty Python Flying Circus, je me régale encore et encore de cet extrait :
Fenêtre externe

jeudi 3 juillet 2008

Pourquoi on reste à Lyon cet été ?

"-Ben, vous partez pas en vacances ?
-Non, cet été, on reste à Lyon, parce qu'on y est bien."


..et que :
- autant profiter de notre belle ville quand il y fait beau
- au bureau, le rythme de Juillet et Août est plus décontracté
- on prendra des vacances en septembre ou octobre (même si on est bien à Lyon, il faut continuer à garder un œil ailleurs..), quand ce sera moins cher et moins surpeuplé ..et vu la parité euro-dollar, il y a des destinations à privilégier, je pense !

- enfin et surtout, on a pas mal de copains qui ont justement le temps de venir à Lyon pendant les vacances, ou qui y passent sur le chemin des vacances. Ça sera super cool de leur faire découvrir notre ville d'adoption !
..cela s'adresse aussi à toi, ami lecteur ! Déjà deux dates complètes cet été, réserve vite ton weekend avec ErwanéBruno* ! -

*Offre soumise à conditions, valable jusqu'au 31 Août 2008, dans la limite des places disponibles, limitée au gîte (hébergement et alimentation) et réservée aux hominidés mâles ou femelles ou transgenre ou asexués, en couple ou pas, mixte ou pas, majeurs ou accompagnés d'un majeur ou titulaire d'une autorisation parentale, éventuellement accompagné(e)(s) de leurs animaux de compagnie s'ils sont vertébrés et dénombrables et poilus. Photo non contractuelle. Aucun règlement n'est disponible nulle part, et puis c'est chez nous, merde, quoi.

Ah les jolies gambettes !

Gros orages depuis hier, mais les semaines précédentes furent très chaudes, les garçons dans les rues ont alors mis à l'air leurs belles jambes grâce à des shorts et bermudas en tous genres.

Et entre deux pages de journal ou livre, dans le métro, le bus ou le tramway, j'avoue n'avoir pu me retenir de photographier incognito quelques uns de ces mâles aux gambettes velues...

Vivent les Transports en Commun Lyonnais !

mercredi 2 juillet 2008

La mort de Saturnin

Une fois ce préambule sur Lilian établi, on peut vous raconter nos weekends chez Lilian.

La saga Lilian présente :
La mort du papa de Saturnin


Ceux qui n'ont jamais mangé de foie gras, d'aiguillettes ou de manchons de canard, de salade de gésiers ni de confits de canard peuvent ne pas lire la suite de cet article, qui pourrait les choquer ;

forcément, les autres savent que pour manger un canard, il faut le tuer.


On commence par choisir, au milieu de la cour, notre victime. D'un coup, sachant que c'est pour le tuer, on les regarde différemment.. Bruno voulait prendre le plus vieux "pour ne faire qu’accélérer les choses !", moi, je voulais le plus gros.. mais c'est dur à définir avec les plumes !!

On a donc choisi un vieux gros. Le vert, là, qui dandine du cul.
On l'attrape, et on le glisse la tête en bas dans un cône de signalisation. C'est pas très beau sur la photo, mais comme dit Lilian "c'est pas fait pour être beau !"

Ensuite, comme Lilian est un bon bougre , il commence par lui casser le crâne avant de l'égorger pour le saigner. On peut procéder tranquillement maintenant qu'il est mort.. Lilian dit qu'il est "ailleurs".
Vous apprécierez la délicate attention pour qu'il ne souffre pas, et qu'il ne remue pas trop afin de ne pas salir le pantalon.

Une fois vidé de son sang, il est plongé dans l'eau bouillante pour être plumé plus facilement, et les dernières plumes sont éliminées au chalumeau.
On n'est pas là pour faire dans la dentelle.










Il est des tripes vidé, de l'intérieur, lavé,
et, encore un peu chaud, il est est mis au frigo..




Une vidéo des derniers instants de Saturnin est disponible ici
(attention, cette vidéo peut choquer les âmes sensibles ; pour mémoire, ce sont ceux qui n'ont jamais mangé de foie gras, d'aiguillettes ou de manchons de canard, de salade de gésiers ni de confits de canard)

mardi 1 juillet 2008

Tempête à 54° Nord, de Gilles Pastor, Suite et fin.

On vous a déjà parlé de Tempête 54° Nord, de Gilles Pastor.

Et bien on y est retourné vendredi dernier, pour la dernière. On avait été très impressionné par la mise en scène, et on a pu, lors de cette deuxième lecture, apprécier la profondeur des dialogues et les multiples détails qui nous avaient échappés à première vue.
C'est sans regrets aucun que nous avons passé une nouvelle heure à apprécier la pièce dans toute son ampleur.Merci, Gilles, de nous avoir fait rêver.

lundi 30 juin 2008

La saga Lilian

je vais commencer une série :
La saga Lilian

Dire de Lilian qu'il est un garçon Bio ne serait pas parfaitement correct puisqu'il est comme tout le monde :
il mange du blé à 64 chromosomes. En revanche dire de lui qu'il est "nature", ça lui correspond parfaitement.

On le voit évoluer très à l'aise au milieu de la foire avicole de St-Etienne, dans la cour de sa ferme et au volant de son tracteur, mais il reste en arrêt au milieu du magasin Nespresso de la place des jacobins.

Il se chauffe au bois, et mange son poulet comme il le prépare : avec les mains.
Je n'aime pas le terme "rustique" parce qu'il a aujourd'hui pris un autre sens; mais si on l'entend comme "authentique", alors oui, ça lui conviendrait bien aussi.

Mais n'allez pas croire qu'il est rustre; il est une sommité de connaissance intarissable sur notre biotope animal et végétal. Et aussi sur les enrobés bitumineux.

Une ballade dans Lyon avec lui vous apprendra tout sur ce qui borde les rues, du trottoir aux arbres, autant que sur les buissons qui bordent le périphérique que la route elle-même.

J'espère que vous l'aurez compris : on aime beaucoup Lilian.


Lilian habite en banlieue de Lyon et dispose d'une ferme en lointaine campagne, ce qui lui permet d'héberger et d'élever avec amour autant d'animaux qu'il le souhaite, et il en souhaite beaucoup.

Ce sont donc des perruches, canards, poules, hamsters, lapins, pigeons, chiens et chats qui peuplent, de la cave au grenier - et la cour -, son habitat, son monde.

Et dans son monde, Lilian est Dieu.

C'est lui qui décide qui se reproduit et avec qui. Ou pas.
Qui vit. Ou pas.