jeudi 31 janvier 2008

Eco-lo-nomie

A l'instar de notre copine Eugénie, je me suis lancé dans l'écolo-nomie.

Mais ma conception à moi de l'éco-truc, c'est que ça doit rester simple.
Par exemple, remplacer la lessive par des noix de lavage, qu'il faut avoir sélectionnées et changées -mais pas toutes- de temps en temps, leur ajouter de la soude (un peu mais pas trop) parceque sinon l'eau est trop dure et compléter avec du parfum -mais que du bio, sinon, ca ne sert à rien ma bonne dame !-, le tout avec des balles de lavage, une pincée de percarbonate ET de bicarbonate soude (mais je ne sais plus pourquoi), ce n'est pas simple.
On aura beau me dire que c'est pas cher et bon pour l'environnement, l'idée de passer plus d'une minute à mettre la machine en route, c'est déjà trop.

Bon, c'est juste un exemple, et vous en trouverez plein d'autres sur le site d'Eugénie.
D'autres exemples, d'ailleurs, qui me sont beaucoup plus parlants : je repense à des trucs d'orthiculteurshorticulteurs, qui consistent à mettre deux plantes côte à côte qui se protégent mutuellement, ca fait de grosses économies de pesticides ET c'est sans effort.
Sauf que c'est maintenant illégal. L'article 70 de la loi d'orientation agricole publiée en janvier 2006 rend illégal "la diffusion comme la cession, payante ou gratuite, de remèdes phytosanitaires qui ne fassent pas l'objet d'une autorisation de mise sur le marché".
Vous ne saurez donc pas quels plantes il faut mettre côte à côte. Et si vous demandez conseil à votre grand-mère, vous devenez de facto hors la loi. Ou elle ? Ou les deux ? J'en sais rien, ce qui est sûr, c'est que c'est pas bien, il ne faut pas demander à sa grand mère des trucs d'horticulteurs, ça peut mener en prison.
Salauds de pauvres qui veulent ruiner les industries pétrochimiques, tiens.

Mais revenons à MA vision de l'écolo-nomie.

Je monte à Paris demain matin. Quelqu'un veut venir ?

mercredi 30 janvier 2008

Lyon-Nice

Même en convalescence, je devais aller à ce congrès à Nice. Alors j'ai pris le tramway à Perrache pour la Part-Dieu... sauf qu'il y avait la manif des taxis, j'ai dû descendre à Guillotière pour prendre le métro D puis le B. Heureusement que je m'étais gardé un peu de marge, j'ai eu le TGV.
Rapide jusqu'à Marseille St Charles, puis TER pour Nice-ville.
Un vieux train moche, sans porte entre la plateforme et le compartiment, et sans chauffage... pendant deux heures et demi.

Comme ça sur l'image, ça a l'air douillet... mais c'est sinistre, tendance gris clair sur gris foncé, odeur de poussière, sans inclinaison, sol plastique noir, et éclairage néon. Un vrai vestige soviétique.


Du coup, impossible de dormir, car en plus ce TER s'arrête à La Ciotat, Toulon, Draguignan, St Raphaël, Cannes, Antibes, et enfin Nice.
Je bénis d'avance mon retour en TGV direct.

Arrivé à Nice, la ville est franchement moche, sale, agressive. Mais je trouve mon hôtel facilement grâce aux indications d'Erwan.
J'y suis bien accueilli, c'est calme, chaud et moelleux.
Et quand je suis ressorti pour trouver à manger :

Bon, ben ça fait du bien. La vendeuse est très sympa, et j'en ai bien foutu partout sur mon plateau comme il se doit chez Subway.

PacCake

Finalement, on a souflé nos bougies ce midi. Et comme on n'avait pas très faim, grippe oblige, le gâteau ..

.. ressemble à PacMan : c'est rigolo vu comme ça, non ?
(Il faut cliquer sur l'image, sinon, ça ne s'anime pas.. va falloir que je jette un oeil là dessus..)

Le soleil se couche pour la 1460ième fois

Ce soir, on pouvait voir un très joli coucher de soleil sur Fourvières par la fenêtre de la cuisine.
(si, c'est joli, on voit même le reflet du lustre dans la fenêtre).

Alors j'ai appelé Bruno, pour lui faire partager cette vue.

Quand il est arrivé dans la cuisine, il a commencé par dire "ça sent bon !" et il a vu que j'ai préparé des lasagnes.
C'est pas très compliqué, c'est vrai, mais enfin, quoi bon, faut bien commencer par quelque chose, hein. Et puis elles sont belles, non ?



On a commencé les lasagnes, étaient-elles bonnes ? Il parait que c'est bon réchauffé, ça laisse un espoir.

Et il a remarqué le gâteau à coté.
Et les bougies.
4. (2 roses et 2 bleues, pour l'équilibre)

Et il s'est souvenu, il y a quatre ans, à Paris, je l'ai déposé pour la première fois à son bureau, en moto, sous la neige.



....

Bon, ça, c'était l'idée de départ.
Et en fait, rien, parce que môssieur est malade ce soir.
Cloué au lit. On se demande bien qui a pu lui refiler sa grippe ??
Monsieur faisait le malin avec son vaccin ? Ben ça vaut que-dalle ce truc !
Je comprends pourquoi c'est pas remboursé.

Et bien il les aura demain matin au petit déjeuner, ses lasagnes.
Et froides en plus.

mardi 29 janvier 2008

Des Converse chez Marie-Antoinette

Je viens de faire une découverte !
Il y a un intrus dans les chaussures de Marie-Antoinette !
Ami lecteur, sauras-tu retrouver quel est cet intrus ?
.. en tous cas, c'est peut être le seul intérêt du film, et je l'ai raté, il a fallu qu'on* me le dise..

Faut-il être malade pour s'intéresser à des trucs comme ça.. Je dors 20h par jour, et je me lève pour chercher des godasses.. elle est peut-être là l'erreur !


*Merci Berserk !

Communautarisme

Sur France-Info ce soir, on a entendu plusieurs fois un petit reportage sur la vente aux enchères de reliques de François Mitterrand.
Bon, évidemment, il y avait les inévitables collectionneurs, toujours un peu vains, mais il y avait surtout un homme grincheux, en clôture des interviews, qui déclarait : "Ce que je constate, c'est qu'un homme politique socialiste portait des Weston et des costumes de luxe !"

Si je comprends bien, les pauvres doivent donc n'être représentés que par des pauvres. Il est vrai que les riches, eux, votent déjà pour des riches...
Je suis blanc, athée et homosexuel, alors il faut que je vote pour un politicien blanc, athée et homosexuel, non ? Comment pourrais-je être représenté par une femme noire hétérosexuelle catholique par exemple ? Quelle horreur ! Mais sinon où va-t-on ma bonne dame ? Je vous l'demande ?!? Chacun à sa place, et que rien ne change surtout.

Vieux con... et je repense à la chanson de Souchon, Poulailler's song

lundi 28 janvier 2008

Etat grippal, mais tout va bien.

Je me suis couché hier soir avec des courbatures, un gros mal de gorge, mal au crâne, température, des frissons partout.. tout ce qui ressemble à une grippe.
Le médecin l'a confirmé ce matin : grippe (légère, mais c'est parce que je suis très fort.)

Et Bruno ?... Rien.
Parce qu'il a été vacciné, sans doute, étant donné que si on avait dû se transmettre quoi que ce soit, ç'aurait été fait. (je crois).

Du coup, je m'interroge sur l'étrange calcul de notre bien aimé gouvernement :
en ne remboursant pas le vaccin anti-grippal, il économise 5 euros.
Soit.
Mais, dans mon cas, il rembourse après coup quelques boites de drogues et 3 jours d'arrêt de travail.

Et moi, en ne me faisant pas vacciner, j'économise 5 euros.



(j'ai flouté les noms des drogues, parce qu'il parait qu'on ne peut pas faire de pub sur les médicaments ?)

vendredi 25 janvier 2008

Le Poppers est désormais illégal en France.

Et oui, faudra vous y faire. Fallait pas voter pour un gouvernement réac.

Depuis une semaine*, l'Observatoire Français des Drogues et Toxicomanies classe le poppers, ce produit vaso-dilatateur à visée récréative, comme drogue au même titre que les colles et solvants inhalables.

Ca fait un bout de temps que l'Etat joue à cache-cache avec les producteurs : une molécule est interdite ?

Comme c'est un nitrite d'alkyle, il "suffit" de rajouter un composé en bout de chaine, et hop ! c'est une nouvelle molécule ! ..qu'il faudra mettre des années à interdire.

Maintenant, la règle est plus simple : c'est la structure de base qui est interdite.

Interdit ? oui et non, parceque comme on est Français, il faut bien se ménager des portes de sorties. C'est donc la "fabrication et la vente" qui sont interdites.
Vous apprécierez de pouvoir librement détenir et consommer votre poppers.
Et comme il est autorisé en angleterre et autres pays limitrophes, rien ne vous empêche -a priori- d'en ramener, mais attention : pas de le revendre.
(cela dit, si un pote vous donne de l'argent AVANT votre voyage, la transaction sera réputée effectuée à l'étranger..)

Bon, moi, pour ce que j'en dis, je trouve ça quand même dommage d'en arriver là, pour un produit dont lesconséquences les plus graves sont des "lésions nasales dues au contact prolongé", ainsi que 80 hospitalisations par an pour des malaises.


* Décret n°2007-1636 du 20 novembre 2007 relatif aux produits contenant des nitrites d'alkyle aliphatiques, cycliques, hétérocycliques ou leurs isomères destinés au consommateur et ne bénéficiant pas d'une autorisation de mise sur le marché (NOR : ECEC0764037D).

Kesta ?

Je lisais tranquillement mon bouquin, de retour du boulot, toujours sur la ligne A du métro, quand je lève les yeux un instant pour regarder à quoi ressemble mon voisin d'en face, celui dont les genoux sont à 2 cm des miens*. Et là, que vois-je ? Il me regarde !
Intimidé, il détourne immédiatement le regard vers la fenêtre, mais comme la vue dans le tunnel n'est pas captivante, il revient sur mes yeux, mais moi je ne l'ai pas lâché !
Il est à nouveau troublé et détourne les yeux vers les autres voyageurs cette fois.
Il reste quelques secondes de plus sur ce paysage fascinant (les banlieusards allant guincher le vendredi soir), et revient vers moi qui n'ai toujours pas quitté ses yeux.
Il lève le regard vers le splendide plafond en lames d'aluminium pliées...

Ce petit jeu a duré six ou sept stations, il est sorti à Hôtel de Ville. Tiens tiens me dis-je... Eh ben non, pas un regard en arrière, nada, niet, nichts.
Il était donc juste curieux et intimidé par ce grand barbu au regard scrutateur.

C'est pas comme ça que j'avance dans mon bouquin, mais...
j'adore le métro !...

*alors que dans le métro parisien, nos genoux se fussent touchés. Ca pue, mais ça rapproche aussi...

mercredi 23 janvier 2008

Pourquoi il ne faut pas aller voir "Je suis une légende"

I am legend.

Ce film est tiré d'un livre de science fiction de Richard Matheson du même nom.
Je suis allé voir le film, Bruno a lu le livre. Chacun son job ;-)
Et bien j'ai été lésé avec un grand "B" !

Reprenons sommairement : Ce film évoque la possibilité qu'un virus modifie radicalement l'équilibre de l'espèce humaine. En l'occurence, il fait :
- mourir 80% des contaminés,
- muter comme vampire 20 % ("vampire" est à prendre au sens littéraire du mot : un être qui ne supporte pas la lumière et se nourrit de sang)
- rien aux autres. (Oui, 80 et 20, ca fait 100%, mais comme le héro du livre est le seul à ne pas être contaminé, ca fait 1 sur 6 milliards, l'arrondi mathématique est donc 0.)

Donc notre héro est condamné à survivre entouré de vampires qui en veulent à son hémoglobine. Et ce n'est pas parcequ'il est immunisé contre le virus qu'il est immortel : un coup de dents est toujours mortel, lavées ou pas.


***** La suite de ce billet va dévoiler l'intrigue du film *****

Evidemment, le film insiste plutôt sur le coté scénique d'un Manhattan dévasté et rendu à la nature.
C'est humain, pour un film hollywoodien, de tourner des scènes hollywoodiennes.
C'est hollywoodien d'avoir des courses poursuites et des explosions de partout, et un héro dans un gros 4x4 (comme quoi, au cas où vous seriez le seul survivant d'un monde en perdition, vous seriez bien content d'avoir un 4x4, hein. Vous feriez comment, sinon, pour échapper aux vampires ??)

Là où on trouve le premier accroc au scénario du livre, c'estquand le héro kidnappe un vampire femelle et la séquestre pour tester un vaccin. Il est alors filmé une scène où un vampire mâle prend le risque de s'exposer mortellement pour la sauver. Il ira même jusqu'à pourchasser notre héro dans le but évident de sauver sa congénère. Et le kidnappeur d'enregistrer dans son journal un péremptoire "Il n'y a toujours aucune trace d'humanité chez eux.", parfaitement contraire aux images, et parfaitement contraire au livre qui montre justement cette humanité naissante.

Le grand guignolesque commence alors quand une fille débarque (avec un gamin, au milieu des vampires) pour dire que "Dieu lui a parlé, et lui a dit de venir vers le nord, pour le sauver, et de continuer encore au nord, pour trouver et sauver la dernière colonie qui résiste aux vampires".
Elle le sauve, il trouve un vaccin, il meurt pour la sauver, elle continue au nord, et elle arrive dans une putain de merde de ville américaine avec un grand drapeau américain qui flotte sur une petite église en bois peinte en blanc, et un grand rempart pour se protéger des méchants : le vaccin va éradiquer ces déviants et sauver l'humanité américaine, seul modèle viable de peuple élu par Dieu qui mérite de survivre.

C'est non seulement très con comme idée, mais c'est en plus à l'extrème opposée de la fin du livre. Que je ne vous raconterai pas. Et puis quoi encore ? c'est chacun pour sa gueule, je vous dirai rien.

(mais vous pouvez ne lire que les 30 dernières pages du livre - ce que j'ai fait en l'espace d'un seul caca)