dimanche 15 novembre 2009

Décroissance

Notre exil de la presqu'île (ça rime), aura (futur antérieur = optimisme) tout de même eu un avantage profond. Comme le disait Erwan, comme on s'en rend compte au fur et à mesure du passage des semaines hors de notre appartement : a-t-on besoin de tout ce que l'on n'a pas jugé utile de transporter ?
Tant que c'était l'été, les beaux jours, je me disais "on n'a pas tout pris parce qu'il fait beau et donc on vit plus léger", sauf que désormais ça caille et qu'on n'a pas pour autant récupéré davantage qu'une doudoune, deux pulls et des gants.
Alors qu'en est-il de tout ce qu'il reste là-bas ?... Est-ce vraiment utile ?

Mieux : depuis le mois de juillet, on n'achète quasiment aucun article de "décoration", par la force des choses, mais finalement, les quelques plantes apportées ici suffisent bien. Bien sûr il y a les tableaux/posters/affiches accrochés aux murs, mais sorti de ça ?...
Alors qu'en est-il des trucs et machins posés sur des étagères où la poussière s'accumule ?... Est-ce vraiment utile ?

Et même : tous mes bouquins, entassés depuis dix ans (les précédents sont stockés chez ma mère), mes livres dont je ne veux pas me séparer parce que, les ayant lus, ils sont comme une part de mon patrimoine intellectuel. Mais à part quelques uns, moins d'une dizaine, les relirai-je ? Non. Mais non, mes bouquins c'est pas possible. Ils restent.
Je lis cet article du Monde, sur le thème de la décroissance. Et ce matin au petit déjeuner, dans le hors-série de Courrier International "La vie meilleure, mode d'emploi", l'article de Prospect, journal londonien "Libérons-nous de l'hyperconsommation !". Ma réflexion intérieure chez un ami la semaine passée qui n'a pas d'écran de télé plat justement parce qu'il n'en a pas besoin.

Alors tous ces faisceaux résonnent

1 commentaire:

Eugénie a dit…

C'est rigolo, on est justement en ce moment dans le même genre de réflexions, même si ça fait un moment qu'on limite nos achats (la règle des 3 de Bernard Werber : en ai-je besoin ? est-ce nécessaire ? est-ce utile ?).
On fait nos cartons pour notre futur chez-nous, et on est obligé de vivre avec un minimum de choses qu'on a décidé d'encartonner au dernier moment. Tous mes livres sont emballés, à l'exclusion d'une petite dizaine, et je bouquine les sagas fantasy de mon grand (pas mal "Eragon" ...). Finalement, j'ai gardé essentiellement des livres pratiques. Côté fringues, encore plus hallucinant, je mets en boucle 2-3 pantalons, idem pour les pull. J'ai eu plus de mal à me limiter dans le choix des foulards et autres écharpes douillettes ! Enfin tout est comme ça, et les enfants font de même avec leurs jouets. C'est une période intéressante à plus d'un titre !