dimanche 6 septembre 2009

vivre avec moi : cap ou pas cap ?

Le socialiste et homophile (on l'a vu à la gay pride de Lyon :-) )adjoint au maire du 7ème arrondissement de Lyon Romain Blachier se demande si :
"Tu pourrais-tu vivre avec quelqu’un qui pense de manière radicalement différente à la tienne, notamment en politique ? "

Comme il ne veut pas être tout seul à réfléchir, il demande à ses copin(e)s, et paf ! Sasa-la-loute nous refile le bébé (merci l'homoparentalité).

Alors ma réponse à moi, c'est oui, sauf si l'autre est buté(e)-con(ne).

On trouve toute la journée des bonnes raisons de ne pas être d'accord, sur un fond de "théorie absolue de vie en accord avec les éléments, Gaïa, l'humanité, l'univers et le reste" d'un coté, et "quand est-ce qu'on mange quoi ?" de l'autre.

Ce qui nous permet de ne pas être d'accord ..
.. sur l'automobile "plutôt ne pas y aller que de polluer en y allant", activité vs écologie, activité gagne.
.. sur la conception du ménage "plutôt ne pas recevoir des amis que les recevoir dans un appart pas rangé", amitié vs ménage, ménage gagne (la preuve en image).
.. sur la destination de vacances "Barcelone ou Rome ?", c'est moitié-moitié : Barcelone, puis Rome. ;-)

etc.. Ce qui donne des débats parfois animés, mais où on trouve toujours un point d'équilibre, parce qu'on cherche avec bienveillance à comprendre et améliorer.
Ce n'est donc pas la "pensée divergente" qui pourrait me rebuter, mais le "cheminement de pensée".

La limité buté-con dont je parlais, je la trouve dans des débats où l'autre (ca ne peut pas être moi, c'est sûr) reste bloqué, obtus, sur des raisons pas forcément expliquées, qui sont à la limite du dogme, de la magie et ou de la peur.
Par exemple, quand on commence à parler et critiquer Sarkozy avec un militant UMP, on touche à son Dieu et ca, c'est mal. C'est tellement mal, que c'est même pas bien. Tellement pas bien que "et tu as vu ton parti à toi ? il pue du cul !" ou autres arguments qui dénotent une grande réflexion personnelle et pas du tout exigüe. Ca me rappelle l'interview du jeune UMP d'Evreux, totalement acquis à une cause qu'il ne sait même pas comprendre, je te montre une grosse Rolex et un Mont Blanc volé, un yacht, des femmes à poil sur TF1, et hop il ne voit plus que strass et paillettes, abracadabra le débat de fond disparait. Phénomène typiquement sectaire, où les membres ne pensent plus par eux-même, mais attendent de connaitre l'avis du chef. Ça se voit très bien au niveau ministériel, aucun ministre n'a de pouvoir ni de marge de manœuvre, tout le monde attend "l'arbitrage du président". Vive le débat.

Donc oui, je peux vivre avec quelqu'un en désaccord avec moi, parce que je n'exclus jamais l'hypothèse que c'est peut être moi qui suis en désaccord avec lui, et que j'en attends autant de sa part.

1 commentaire:

adeline a dit…

Très chouette conclusion =)